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MUSÉE INTERNATIONNAL DE LA PARFUMERIE
GRASSE (06) / 2009
Maîtrise d’Ouvrage Ville de Grasse /

Programme extension du Musée International de la Parfumerie par restructuration de cinq bâtiments contigus et agencement muséographique /

Surfaces 4 100 m2 SHON 3 035 m2 SU /

Associés Projetud BET tce / Thérèse Troïka graphiste / MC2 éclairagiste / Anamnesia création multimédia / Nathalie Rosenblum documentaliste /

Calendrier Concours lauréat 2002, Études 2003 - 2007, Travaux 2005 - 2009 /

Coût travaux 8 500 000 € ht (y compris muséographie) /

Ici la difficulté est grande d’appréhender le Parfum, ce nouvel objet patrimonial, ce patrimoine immatériel. Peut être particulièrement pour un architecte, homme de la matière. Dans ce musée, nous parlerons donc autour du parfum, nous l’évoquerons par l’Histoire et les histoires.

Un outil de transmission donc, qui pose la question d’un musée contemporain. Celui d’une institution qui ne se limite plus à sa mission de conservation mais qui se veut outil; un «centre d’interprétation», qui abrite une collection et offre dans le même temps les moyens d’une lecture contemporaine de celle-ci. L’exposition permanente des collections est nourrie par des satellites: salle de conférences, expositions temporaires, osmothèque, centre de documentation, kiosque d’actualité, ateliers pédagogiques pour enfants ou adultes, etc...
Architecturalement cette proposition est celle d'un projet complexe, éclaté dans un bâti multiple, marqué par l’histoire de la ville et de ses additions successives. Posé à flanc de colline au droit d’une rupture topographique, en limite du tracé fortifié de la vieille ville, le Musée se doit de tirer parti de cette richesse spatiale et historique. L’enjeu primordial de la réorganisation est la nécessaire mise en relation de 3000 m2 répartis entre cinq bâtiments et éclaté sur sept niveaux.

Un espace référent majeur fédérera la multiplicité des espaces. Il est créé autour de la révélation de l’enceinte de la Cité du XIVème siècle enchâssée au cœur de l’îlot par une « faille » dégageant les plateaux d’exposition et organisant les circulations.
Paradoxalement, c’est un mur de quelques deux mètres d’épaisseur qui devient le support du contact, le lien du nouvel organisme.

L’axe de la fortification est repris et protégé par une « nef » vitrée qui s’y appuie. La nef apparaît naturellement comme le signe contemporain du Musée depuis le boulevard Fragonard, tout en restant en retrait de l’alignement de l’Hôtel Morel-Amic, pièce maîtresse du lieu.
Le parcours muséographique est très varié, tirant profit de cette accumulation de lieux
et d’histoire(s).

Ni Musée-temple, ni Musée-forum, pour la présentation des collections, il s’agit de raconter de façon vivante une série d’«histoires» en sept lieux très différents.

Les jardins, terrasses ou encore quelques thèmes (comme «le parfum des mots»; évocation littéraire du parfum) permettront régulièrement au public de s’asseoir, se reposer, profiter de l’ombre odorante d’une tonnelle ou d’un petit salon calme...
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