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EXTENSION ET RESTRUCTURATION DU MUSÉE JEAN-FRÉDÉRIC OBERLIN
WALDERSBACH (67) / 2003
Maîtrise d'Ouvrage Communauté de Communes de la Haute Bruche /

Programme Rénovation de l’ancien presbytère du Pasteur Oberlin /

Surfaces 1 500 m2 SHON 1 500 m2 d’aménagement extérieurs /

Associés André Corfa muséographe / Bruel-Delmar paysagistes / Dans les villes graphistes / Guy Pilet éclairagiste / SIRR BET tous corps d’état /

Calendrier Concours 1997, Études et travaux 2000 - 2003 /

Montant travaux 2 500 000 € ht /

L'intérêt de l’équipe de Maîtrise d’œuvre pour le Pasteur Oberlin s'est cristallisé autour de son activité comme personnalité du XVIIIème siècle, ouverte sur le monde, à la fois témoin et acteur. Sa méthode; observer, rassembler, classer, trier, étudier, désigner, dans le désir absolu de pouvoir "lire le tout", ce "divin ordre du monde", à partir de la réorganisation de ces éclats, a éclairé notre travail. La première proposition pour réaliser ce programme muséal, dans un bâti éclaté en 4 entités, a consisté à relier, à mettre en contact les différents bâtiments, les niveaux, à redonner une cohérence, ou tout simplement une existence, aux parcours.
C’est aussi l’affirmation qu’un Musée contemporain est un «centre d’interprétation», où les satellites (Centre de Documentation, Maison des Enfants, salle d’expositions temporaires…) sont autant d’outils indispensables pour la lisibilité et la transmission du «contenu» des collections. Le presbytère abrite donc les collections et fédère autour de lui la maison des Enfants, le bâtiment d’accueil et l’extension Sophie Bernard dévolue aux salles d’expositions temporaires et au centre de documentation.
L'un des enjeux de l'aménagement du Musée Oberlin est de conserver le presbytère comme un objet muséographique en soi.
Ne pas confondre deux contemporanéités; celle du XVIIIème et celle du XXème siècle rend nécessaire la mise en oeuvre deux modes de présentation et deux fonctions muséographiques clairement distingués et nécessairement reliés. Le presbytère et l'extension Sophie Bernard révèlent les deux approches, l'une synchronique, l'autre diachronique, l'une abritant les collections dans leurs lieux d'origine, l'autre proposant des lectures contemporaines des collections et les résonances de l’œuvre d'Oberlin (expositions temporaires, documentation, colloques...). Le parcours muséographique monte lentement dans le presbytère, dans le charme de la demeure d'Oberlin.
Pour découvrir la partie dévolue aux influences qu'exerce l'oeuvre d'Oberlin sur le monde contemporain, le visiteur repasse dans le bâtiment récent (l’extension Sophie Bernard), le double moderne du Presbytère. Là un dernier lieu s'offre à lui, une salle de consultation largement ouverte sur la vallée, un observatoire dominant le paysage du Ban de la Roche. Dans le Musée Oberlin, espace de rencontre entre le visiteur et le document, les outils muséographiques jouent le rôle de mise en résonance subtile d'un contexte d'origine et d'un regard d'aujourd'hui.
Au musée Oberlin, il ne s’agira pas de regarder de manière passive un objet, une image, un cartel, mais de percevoir, d’écouter, de lire, de construire, d’expérimenter, de manipuler, de raisonner, de ressentir et enfin de comprendre la "divine complexité" du monde du pasteur de Waldersbach. Rejoignant l'approche pragmatique d'Oberlin, le mobilier stimule les sens, accepte leur primauté et invite le public à passer du concret au concept par la manipulation. Ainsi les éléments de la collection contenus sont utilisés comme initiateurs de multiples petites aventures muséographiques.
L'objet ou l'image devient emblème, indice d'une enquête que le visiteur est invité à mener. Le choix de la matérialité de l’intervention contemporaine (extension Sophie Bernard), est explicite; un soubassement opaque, en granit de Senones, abritant les expositions temporaires, surplombé d’un volume de bois ouvert sur le paysage dans lequel se situe le Centre de documentation. La référence à une certaine rusticité de l’architecture agricole de montagne est affirmée ici (murs de soutènement de terrasse et chemins, hangars agricoles, séchoirs, etc…). L’opération se situe dans les Vosges, à Waldersbach, dans le petit territoire du Ban de la Roche (enclave protestante dans une partie catholique de l’Alsace).
Il s’agit de convertir ou rénover des bâtiments anciens de différentes périodes, depuis le presbytère (1789) et ses communs, la maison Froessel (1724) et l’extension Sophie Bernard (1978). Les interventions sont en conséquence de natures très différentes, en fonction du programme, des pathologies rencontrées et bien sûr, du projet architectural.
Un des enjeux majeurs est de réaliser la connexion des différents bâtiments pour créer un musée vivant présentant des collections et donnant les moyens de continuer à « lire » et interroger le témoignage du Pasteur Oberlin par la création de satellites organisés autour du presbytère qui abrite la collection.
La Maison des enfants des ateliers pédagogiques, les salles d’expositions temporaires et de rencontres, le Centre de documentation, les jardins thématiques, etc… Le bois est utilisé ici de façon importante (d’origine locale et paradoxalement les volets du centre de documentation sont en mélèze brut fournis et posés par une entreprise catalane de Barcelone, Llambi…)
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