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BIOSCOPE
UNGERSHEIM (68) / 2006
Maîtrise d'Ouvrage SMVP Compagnie des Alpes - SYMBIO /

Programme Construction d’un parc à thèmes scientifiques sur l’équilibre de l’homme dans son environnement /

Surfaces 5 350 m2 SHON Parc de 25 ha /

Associés Pasodoble / Ursula Kurz paysagiste / Coteba BET / OPC /

Calendrier Concours lauréat 2002, Études 2003 - 2004, Travaux: 2004 - 2006 /

Coût travaux 30 500 000 € ht (1ère phase) /

Notice synthétique de présentation:

Dans le paysage redéfini par la naissance du Bioscope ; des impacts oubliés des cousines de la météorite d’Ensisheim tombée en 1492, les différents composants du bâti ont pris position dans ces plis, le long de ces bassins concentriques. Depuis Ungersheim, la plaine d’Alsace doucement se lève, ondule. La fiction du Parc se nourrit de deux histoires locales; d’une part la météorite d’Ensisheim et de l’autre la forte présence du Rhin qui, dans ces zones inondables, formait le Ried (étendue de marais, de roselières dont certaines sont encore présentes sur le site, véritables « mangroves » alsaciennes…).
Projeté au cœur du Parc, le spectateur émerge dans un cirque naturel, l’eau à ses pieds scrutant l’horizon d’un cratère inconnu. De l’eau libre à la prairie sèche, en progressant par les tourbières flottantes, les roselières, les forêts alluviales à bois tendre ou la chaînaie-hétraie, le paysage se décline et se découvre au gré des ondes, toujours différent, toujours unique.

Les pavillons thématiques ont chacun une façon spécifique de s'intégrer dans le site: le pavillon d'accueil s'encastre dans les plus grandes ondes entre parvis et impact d’origine, le pavillon-cinéma s’insère dans la dernière des ondes et le pavillon-théâtre est une île dans une roselière circulaire (bassin d'orage).
Les expositions s'installent comme des petits territoires distincts dans les creux ou sur les crêtes, espaces surplombants ou incrustés dans le paysage.

Les trois pavillons majeurs présentent des volumétries importantes nécessitant d’être masqués le plus possible par ces plis pour ne pas « écraser » ce Parc qui reste de dimension modeste. Leur rapport au sol est primordial. Ils se fondent dans le mouvement des berges, celui des ondes concentriques de cette topographie fictionnelle qui définit le Bioscope.
Posées sur l’eau ou la terre ferme, les petites structures organico-techniques, mi-high-tech, mi-rustiques, les cellules sont des versions contemporaines des cabanes de Robinson Crusoë. Sur une plateforme de bois, une salle d’exposition très minimaliste, fonctionnelle, est doublée d’une seconde peau plus diaphane, plus organique, support de végétal sec ou vivant (tressages de végétaux, claies de bois, fascines tressées, tissu métallique inox, écailles de métaux…) qui crée un espace extérieur utile à la scénographie. Elles s’installent soit en pont au-dessus des canaux, soit en quai le long des bassins, soit enfin au cœur d’une exposition d’extérieur.
Les matériaux sont pour la plupart naturels et laissés bruts. Des matériaux-clefs définissent les trois premiers pavillons : associés au bois de bardage en superstructure, la pierre sèche des gabions ancre les pavillons au sol et tranche les merlons au droit des accès. Le verre massif de type « Profilit », l’acier émaillé, le bois massif enveloppent certains volumes, qualifient de façon différente les « peaux » autour des salles de spectacle. Certains pavillons voient leurs abords protégés du soleil par de vastes ombrières de métal, partiellement réfléchissants, et de bois.
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