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ATELIERS D’ARTISTES ET LOGEMENTS
PARIS XVIIEME / 1993
Maîtrise d'Ouvrage Régie Immobilière de la Ville de Paris /

Programme Création de 3 ateliers d’artistes, 4 logements et 1 commerce /

Surfaces 860 m2 SHON /

Associés G. Long, architecte /

Calendrier Projet primé au concours «Jeune Architecture» du Pavillon de l’Arsenal en 1991, Études 1991 - 1992, Travaux : 1992 - 1993 /

Montant travaux 920 000 € ht /

Les dégagements exigés par les vues principales de la courette contiguë des bâtiments voisins et, de ce fait les possibilités réduites d’alignement sur la rue Guy Moquet, ont fait naître un bâtiment en recul par paliers depuis la rue. Révéler et jouer sur ce paradoxe entre exigences urbanistes opposées; alignement sur rue et dégagement des vues, suffit à donner consistance au projet. La façade utilise cette profondeur et la fait dialoguer avec un «écran» abstrait, virtualité de l’alignement originel sur la rue, dissocié de la réalité du bâti. Les circulations, verticales et horizontales se glissent dans cette «poche», devenue élément tampon appropriable entre rue et habitat.
Le bâti, en continuité franche sur une héberge, disparaît donc progressivement derrière la résille de l’écran. Le «glissement» de cette peau, l’indépendance de ces deux systèmes, est rendu perceptible par l’arrêt du tissu avant l’extrémité du bâtiment. Il s’agit de révéler cet «accident» urbain, tout en interposant un filtre capable de réagir à la lumière, diurne et nocturne. L’écran apparaît le jour comme un élément plaqué, plus opaque, quasiment en deux dimensions, et s’efface la nuit. Le «scénario» est en place; trois «personnages» verticaux se profilent derrière l’écran. La «tour», à l’alignement, couronnée par la verrière d’un des ateliers de peintre, concentre les jeux de transparences entre le pavé de verre, les ouvertures et le tissu métallique.
Le «totem», une verticale massive de bois, abrite les accès aux logements et enfin le «fût» de béton brut ceint l’escalier principal. Pour réaliser l’écran, le choix a porté sur un matériau détourné, un tissu métallique inox utilisé dans les gravières pour le criblage et le transport du gravier.
La façade sur rue orientée au nord permet d’ouvrir les ateliers de peintre. Chaque atelier est structuré par un mur cimaise éclairé latéralement par ces verrières. Le fond de la cour a été colonisé par un atelier de sculpteur, vaste volume fonctionnel éclairé zénithalement. Les appartements, dissociés complètement des ateliers, sont des duplex dont la partie séjour est traversante.
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